Le site est fictif : une grande rue traverse des paysages atypiques. La parcelle attribuée, sans relief ni végétation, se distingue par un canal qui la longe perpendiculairement à la rue. Le projet part d'une référence analysée au préalable, la Maison pour un sculpteur de Raamwerk à Mariakerke, dont il reprend le principe : une maison et un atelier dans deux volumes décalés, qui dégagent entre eux un espace extérieur de travail.
Le canal mitoyen sépare ici les deux volumes. À rue, le premier compte trois niveaux et un sous-sol et reprend toutes les pièces de la maison, sauf la suite parentale, installée à l'étage du volume arrière, au-dessus de l'atelier. Le décalage organise les circulations : au rez-de-chaussée, un passage couvert dessert la maison puis l'atelier, un chemin franchit l'eau vers le fond du terrain et, à l'étage, une passerelle relie la suite au reste de la maison.
L'eau entre dans le projet et abaisse le niveau du terrain. Le sous-sol reçoit la lumière naturelle par une ouverture au-dessus de l'eau ; le plancher de l'atelier s'abaisse pour accueillir de plus grandes sculptures et se rapproche du niveau de l'eau, où un ponton permet de naviguer. Une loggia en débord sur l'eau cadre les vues sur le canal et le jardin.
Comme dans la référence, l'ossature bois, doublée d'un parement de briques, laisse ses solives apparentes et sert de module : elle fixe la largeur des ouvertures, rythme les façades, aligne cloisons et mobilier et dimensionne les trémies. Son sens de portée change d'un volume à l'autre : la maison s'ouvre vers l'entrée et le canal, l'atelier vers le ponton et le jardin.































